CASTING DE REVE POUR FILM CONVENTIONNEL
Imaginez Nicole Kidman aux côtés de nos deux frenchies Vincent Cassel et Mathieu Kassovitz... C'est chose faite avec Nadia, un petit film passé inaperçu lors de sa sortie en salles. Maintes fois repoussé en France, ce film avait tout pour égayer notre curiosité... Mais cette dernière est-elle assouvie?
Dans un premier temps, nous sommes ravis de voir ce beau casting réuni, et encore plus quand nous entendons notre belle Kidman parler le russe avec ses confrères Cassel et Kassovitz, exercice étonnant qui leur a demandé un certain temps de préparation. Face à eux, Ben Chaplin s'en tire plutôt bien en banquier dépassé et pris dans une spirale qui le dépasse.
Mais avec une telle réunion d'acteurs, il faut que le film suive. Est-ce le cas? Hélas pas complètement...
Prévisible de bout en bout et hésitant sans cesse entre la comédie et le polar sans jamais réellement atteindre ni l'un ni l'autre, Nadia se révèle vite décevant du point de vue de l'intrigue flirtant avec le déja-vu. Subsitent cependant quelques scènes drôles et empreintes de grâce qui sauvent le film du désintérêt total. La cohabitation entre Nadia, la jeune russe et John, qui ne sait comment communiquer avec elle, nous offre quelques passages savoureux. Et l'entrée en scène des deux russes exubérants, cousins de Nadia, amuse et intrigue. Sans faillir du point de vue interprétation, le scénario demeure bancal et la fin s'avère quelque peu ridicule. Dommage car le film était pleins de promesses et avait toutes les cartes en main pour nous offrir un résultat bien plus satisfaisant et assumé. Mention toutefois à Stephen Warbeck pour la musique qui aide à ne pas complètement décrocher et à ne pas partir 100% déçus par ce film qui sera sans nul doute bien vite oublié.